La première aura lieu le 25 janvier 2026.
À regarder pour son exploration tendue de la mémoire, de la culpabilité et de la responsabilité — pas pour un thriller criminel d’action classique.

La saison 1 de *Mémoire d’un tueur* arrive à un moment où les drames criminels déplacent de plus en plus le centre de gravité : de la tension extérieure vers les fissures intérieures du héros. Ici, l’enjeu n’est pas tant la violence ou la double vie, mais la fragilité d’un contrôle qui semblait longtemps inébranlable. La saison pousse le genre dans ses retranchements : que devient une histoire de tueur professionnel quand l’ennemi principal n’est ni la police ni les anciens réseaux, mais sa propre mémoire ?
Le conflit central est une lutte pour l’identité. Le héros vit dans un état double : d’un côté, il a l’habitude de penser stratégiquement, de calculer les risques, de rester froid ; de l’autre, la maladie lui retire son arme principale — la confiance dans ses souvenirs. La mémoire n’est pas un archivage, c’est un champ de bataille. Le contrôle lui échappe peu à peu, la culpabilité remonte par fragments, et la peur de perdre la maîtrise transforme chaque décision en erreur potentielle. La série interroge : peut-on être responsable d’actes qu’on ne se rappelle plus, et où passe la frontière entre expiation et fuite ?
La saison plaira surtout aux amateurs de thrillers psychologiques sombres, sans repères moraux nets : mémoire défaillante, perception peu fiable, effondrement progressif du monde familier. Les fans d’action rapide, de scènes musclées et d’antagonistes clairement dessinés pourront la trouver trop tournée vers l’intérieur. La tension ne vient pas de l’accumulation d’événements, mais de la sensation d’une catastrophe qui approche.
Il y a aussi des raisons d’être prudent. Le rythme est volontairement irrégulier : certains épisodes avancent lentement, vous obligeant à vivre la désorientation avec le personnage. L’atmosphère peut sembler excessivement noire, et la distance émotionnelle, froide. La série évite en plus les réponses rapides et les conclusions nettes, au risque de frustrer ceux qui veulent une logique claire et un point final. *Mémoire d’un tueur* n’est pas une chasse : c’est le sol qui se dérobe peu à peu sous les pieds.
Série originale ou adaptation ?
Le projet est annoncé comme une histoire originale.
Tous les épisodes suivent-ils une même intrigue ?
Oui, la saison est sérialisée avec un fil continu.
La saison 2 aura-t-elle un nouveau héros ?
Aucune information ne l’indique pour l’instant.
C’est plus криминал ou psychologie ?
L’accent est mis sur l’état psychologique des personnages.
Y aura-t-il une saison 2 ?
Aucune annonce officielle pour l’instant.