Des informations officielles sont attendues.
La saison 1 vaut pour son atmosphère et le conflit intérieur de l’héroïne, pas pour des réponses rapides ou des attractions de genre.
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La saison 1 de « His & Hers » démarre comme une histoire de retour vers un passé dont on ne peut jamais s’échapper complètement. À une époque où beaucoup de séries policières misent sur l’ampleur et l’action, ce projet choisit la voie inverse : une tension intérieure, une implication personnelle et l’ouverture progressive de vieilles blessures. La saison compte justement aujourd’hui parce qu’elle teste la pertinence de l’enquête journalistique classique à l’ère de la fatigue informationnelle et de la méfiance envers l’idée même de vérité.
Au cœur du conflit se trouve la collision entre mémoire intime et fait objectif. Anna revient sur l’affaire non pas comme une professionnelle, mais comme une personne dont l’identité a été depuis longtemps brouillée par l’isolement, les pertes et la culpabilité. L’enquête sur un meurtre devient une tentative de reprendre le contrôle de sa propre vie, mais plus elle s’enfonce, plus il devient clair que la vérité ne libère pas toujours. La série parle du pouvoir de l’information : celui qui possède le récit façonne la réalité. Il n’y a pas de séparation simple entre victimes et coupables ; la peur d’être démasqué, la peur de se souvenir et la peur de se perdre à nouveau traversent chaque personnage. L’identité d’Anna se fissure sous la pression d’une ville qui se souvient d’elle autrement que ce qu’elle est devenue.
La saison conviendra aux spectateurs qui aiment les enquêtes lentes à forte dimension psychologique. À ceux que séduisent les histoires où le journalisme relève d’un choix moral plus que d’un métier. Le projet parlera aussi aux amateurs de drames intimistes, où les dialogues et le sous-texte comptent davantage que la quantité de rebondissements. En revanche, les spectateurs en quête d’un thriller au rythme rapide et aux cliffhangers fréquents pourront le trouver trop contemplatif et pesant. Il exige attention et patience, sans promettre de récompense immédiate.
Il existe aussi une zone de réserve. La saison 1 prend volontairement son temps, ce qui peut donner un début perçu comme trop étiré. L’atmosphère est oppressante, et le ton émotionnel reste contenu, sans explosions dramatiques. Certaines intrigues avancent lentement et laissent plus de questions que de réponses. « His & Hers » ne cherche pas à plaire à tout le monde : c’est une série sur la désagrégation intérieure et la tentative de se reconstruire, plutôt que sur le triomphe de la justice.
Est-ce une série policière classique ?
Non, l’accent est mis sur le drame psychologique.
La série est-elle basée sur un livre ?
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Y aura-t-il plus d’action dans les prochains épisodes ?
L’intrigue se développe progressivement et ne mise pas sur l’action.
Convient-elle au visionnage en marathon ?
Plutôt pour un visionnage attentif et progressif.
Y aura-t-il une saison 2 ?
Aucune information n’est disponible pour le moment.