
Le film « Ne me poursuis pas » arrive à un moment où le cinéma d’horreur réagit de plus en plus à la culture des réseaux sociaux et à la bravoure numérique mise en scène. Ici, la peur ne naît pas de malédictions anciennes, mais du besoin d’être vu et reconnu. Le film se distingue par l’utilisation d’Internet non comme simple décor, mais comme véritable moteur de l’horreur, explorant la frontière entre mise en scène et menace réelle, lorsque la soif de contenu dépasse l’instinct de survie.
Le conflit central repose sur le contrôle et la responsabilité de l’illusion créée. L’héroïne manipule la peur pour gagner en popularité, mais perd progressivement le contrôle de son image et des conséquences de ses actes. Le mal n’apparaît pas soudainement : il répond à un désir d’attention. Le film parle d’une culpabilité qui naît pendant la fabrication de la tragédie, et de la peur de ne plus maîtriser ce que l’on a soi-même déclenché. L’identité de la protagoniste se brouille, entre personnage public et personne réelle exposée au danger.
Le film s’adresse aux spectateurs intéressés par les horreurs contemporaines liées au numérique et à la dépendance médiatique. À ceux qui apprécient les récits sur les conséquences du buzz, de la visibilité et de l’exposition volontaire au danger pour des likes et des vues. Il parlera particulièrement à un public familier des vidéos pseudo-documentaires et des légendes urbaines en ligne. En revanche, les amateurs d’horreur mystique classique, aux règles claires et à l’atmosphère lente, pourront le trouver trop ancré dans la culture actuelle et le bruit visuel des réseaux sociaux.
Certaines limites sont visibles. Le rythme est inégal et une partie de la tension repose sur la répétition de situations de tournage et de surveillance. Certains procédés peuvent sembler prévisibles pour les amateurs de found footage et d’horreur Internet. Le style visuel volontairement simple renforce le réalisme, mais réduit la sensation de cinéma. « Ne me poursuis pas » n’est pas un film d’horreur universel, mais un commentaire sur la peur que nous invitons nous-mêmes dans le cadre.
Est-ce un film d’horreur classique ?
Non, l’accent est mis sur la peur numérique et psychologique.
Le format found footage est-il utilisé ?
Oui, certains éléments sont présents.
Le film parle-t-il plus de mystique ou de réseaux sociaux ?
Les deux sont étroitement liés.
Convient-il à un public adolescent ?
Le film vise un public adulte.
Une suite est-elle prévue ?
Aucune information n’est disponible.