Des informations officielles sont attendues.
La saison 1 vaut pour son regard dur et lucide sur la lutte pour le pouvoir, sans illusions ni justifications.
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La saison 1 de « Villains » arrive à un moment où les dramas criminels coréens déplacent de plus en plus le centre de gravité de « police contre criminels » vers une zone plus dangereuse : un conflit entre joueurs égaux en intelligence et en brutalité. Cette saison se distingue en refusant d’emblée toute hiérarchie morale habituelle : il n’y a pas de camp pour lequel on puisse supporter l’histoire sans risque. La série teste jusqu’où le spectateur peut accepter un récit où le mal ne se dissimule pas derrière une nécessité, mais concurrence ouvertement un autre mal pour le pouvoir et le contrôle.
Le conflit ne repose pas tant sur la traque de faux billets que sur la collision des ambitions et du passé. La contrefaçon parfaite devient un symbole : elle vaut moins par sa valeur faciale que par l’illusion de puissance qu’elle procure à celui qui la possède. Les personnages ne sont pas guidés uniquement par l’enrichissement, mais par la volonté de prouver leur supériorité. La série parle du pouvoir comme d’une ressource qu’on ne peut conserver sans violence permanente, et d’une culpabilité que ses protagonistes ont depuis longtemps cessé de considérer comme un problème. La peur n’est pas celle de la loi, mais celle de rencontrer quelqu’un de plus rusé et plus impitoyable. L’identité de chacun se forge dans le choix : trahir, devancer ou détruire.
La saison conviendra aux spectateurs attirés par des récits criminels tendus, sans héros clairement positifs. Elle parlera particulièrement à ceux qui aiment les thrillers coréens pour leur pression psychologique, leurs motivations complexes et cette sensation d’inévitabilité du conflit. « Villains » vise un public prêt à observer un affrontement d’intelligences plutôt qu’une enquête standard. En revanche, ceux qui cherchent un attachement émotionnel aux personnages ou une histoire de rédemption pourront la trouver froide et cynique. Ici, la série fait peu d’efforts pour susciter la sympathie.
Il y a aussi un espace de réserve. Le rythme est irrégulier : certains épisodes ralentissent volontairement pour souligner les rapports de force plutôt que l’action. La violence reste contenue, mais la tension psychologique monte progressivement, ce qui peut ne pas fonctionner pour les amateurs d’adrénaline immédiate. La série n’explique pas ses règles à voix haute et exige une attention constante. La saison 1 de « Villains » n’est pas une histoire de victoire, mais la chronique d’un conflit entre puissants qui laisse inévitablement une terre brûlée.
Est-ce une série sur la police ?
Non, le récit se concentre sur le milieu criminel.
Y a-t-il des personnages positifs ?
La série évite volontairement une séparation claire entre bien et mal.
La saison a-t-elle une histoire complète ?
L’arc principal est mené à un point logique.
Y aura-t-il une saison 2 ?
Aucune information officielle pour le moment.
Convient-elle aux fans d’action ?
Il y a de l’action, mais l’accent est mis sur la tension psychologique.